Valeur artistique :
Olivier Marchal a été longtemps policier, avant de devenir acteur, scénariste et metteur en scène. Son premier film, "Gangster", une réussite, se passait dans un commissariat de police. Il revient, avec son double bagage d¹expérience sur le terrain et sa passion de cinéphile. Ses films ont ainsi une double inspiration : la réalité de la police et les films noirs français. Son nouveau film charrie les grands thèmes du film du genre : l’amitié, la jalousie, la lutte pour le pouvoir, les choix des moyens, les flics marrons, le rôle des femmes dans l’inimitié des hommes. Tout cela n’est pas nouveau, mais Marchal revendique ses sources, auxquelles il ajoute quelques règlements de comptes personnels. "36, Quai des Orfèvres" est une oeuvre solide, bien insérée dans une tradition de ciné noir et trouvant les acteurs idéaux pour ce type de personnages.
Valeur humaine :
Les policiers sont tentés (c’est une des constantes du genre) de régler leurs problèmes en marge de la loi. La violence est toujours présente, et il y a des comportements irréguliers même pour défendre une cause juste.