Elle est bien charmante, la petite Angélique de Barjac, qui a l’honneur d’être appelée à Versailles en octobre 1684, pour devenir demoiselle d’honneur de Madame, belle-soeur du roi Louis XIV, la fameuse princesse Palatine. Orpheline, Angélique a été élevée par sa tante et marraine, elle-même amie chère de Madame. C’est une jeune fille vive et observatrice, qui ne manque pas de coucher dans son journal de fines observations sur Versailles, la Cour, la famille royale y compris le Roi.
En 1685, au sommet de sa puissance, Louis XIV, monarque absolu d’un royaume en paix et agrandi, éblouit le monde entier. C’est alors que se décide la révocation de l’Edit de Nantes, lourde de conséquences non seulement pour les protestants français, mais aussi pour l’unité du royaume.
On comprend rapidement à la lecture du journal d’Angélique l’existence d’un secret de famille lié au protestantisme ; c’est la question de la Révocation de 1685 qui est au cœur de l’histoire de la jeune fille. Une évocation du règne du Roi Soleil « pour aller plus loin » complète le roman, accordant une large place à cet évènement et à ses conséquences.