Irina, la princesse de Grèce, est courtisée à la fois par un jeune Gaulois nommé Alafolix, sans titre de gloire, mais qui n’est pas sans charme ni audace, et par Brutus, le fils de César. C’est au cours des jeux Olympiques que les deux prétendants vont devoir se départager. Brutus, un homme machiavélique et ambitieux, qui ne songe qu’à empoisonner son père, est bien décidé à épouser la jeune femme. Après avoir eu recours à divers moyens peu concluants, il pense avoir trouvé la solution en enlevant un druide gaulois et en l’obligeant à préparer une potion magique...
Ce troisième volet des aventures d’Astérix est annoncé comme le film le plus cher du cinéma français (pléiade de stars, décors imposants, costumes somptueux, multiples effets spéciaux). Il s’agit d’un divertissement familial faste et spectaculaire. Les réalisateurs Frédéric Forestier et Thomas Langmann ont repris la potion magique du précédent volet en espérant qu’elle produira toujours les mêmes effets (des spectateurs par millions...). On retrouve une distribution prestigieuse avec de nombreux « guest stars », quelques anachronismes amusants (mais pas aussi désopilants que dans le précédent volet), des clins d’œil au spectateur. Certains gags font mouche, il y a toujours quelques astuces et quelques trouvailles (le sens de l’autodérision chez Alain Delon), et, dans l’ensemble, on passe un moment pas désagréable en soi. Mais le scénario, pour le moins paresseux, est assez creux et peu palpitant. Le film souffre de quelques baisses de rythme et n’évite pas les lourdeurs. Qui plus est, les personnages d’Astérix et d’Obélix sont un peu sacrifiés. On a le sentiment que l’univers d’Alberto Uderzo et René Goscinny ne sert plus que de prétexte pour réunir une pléiade de « people » (de la télévision, du sport...) venus faire leur show et, cela, au détriment d’une bonne histoire bien construite.
L’histoire, assez manichéenne dans sa construction, ne pose pas de problème particulier.
Marie-Lorraine Roussel