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carre_jaune Bienvenue chez les Robinson

Film d’animation américain (2007) de Stephen J.Anderson, avec les voix de Daniel Hansen/Jordan Fry/Victor Naudet (Lewis), Wesley Singerman/Thomas Sagols (Wilbur Robinson), Angela Bassett/Sophie Deschaumes (Mildred), Tom Selleck/Lionel Tua (Cornelius Robinson) (1h42).

Lewis, 12 ans, a été abandonné, lorsqu’ il était tout bébé, devant les portes d’un orphelinat où il a grandi et où il vit toujours. Il passe son temps à essayer d’inventer des machines qui amélioreraient la vie quotidienne des gens. Sa passion n’est, cependant, pas du goût de tout le monde, et tous les parents (plus d’une centaine) qu’il a rencontrés en vue d’une adoption ont été quelque peu effrayés par ses expériences, pas toujours concluantes, il est vrai. Lewis sait qu’à son âge, ses chances d’être adopté s’amenuisent. Même sa propre mère n’a pas voulu de lui. Mais il se raccroche à l’espoir qu’elle n’avait pas le choix et que, peut-être, elle continue à l’aimer. Il est fermement décidé à inventer un scanner de la mémoire qui lui permettrait de revoir ce qui s’est passé le jour où il a été abandonné devant l’orphelinat. Mais la machine qu’il a mise au point est volée par un mystérieux homme au chapeau. C’est alors qu’il fait la connaissance d’un jeune garçon nommé Wilbur qui prétend venir du futur et qui est là pour l’aider...

Ce nouveau film d’animation produit par les Studios Disney est l’adaptation d’un livre illustré de William Joyce intitulé « Une journée avec Martin Robinson ». Il met en scène un jeune orphelin solitaire et pas vraiment comme les autres auquel le jeune public pourra facilement s’identifier. Le récit est riche en personnages hauts en couleur et en aventures rocambolesques. On peut, néanmoins, trouver, comme dans beaucoup de films d’animation actuels, le rythme un peu trop trépidant et les dialogues trop abondants. Il n’est pas sûr qu’un rythme un peu plus lent et une narration plus posée tendraient à faire fléchir l’attention du jeune spectateur. Le graphisme des décors ne manque pas d’intérêt, aussi bien le décor contemporain de la ville de New York que les décors futuristes, qui recèlent, chacun à sa façon, une forme de poésie. Le graphisme des personnages est plus inégal. Si celui de Lewis est plutôt réussi, celui des adultes est souvent plus approximatif et peu esthétique. Mais les enfants, dans l’ensemble, devraient passer un agréable moment devant cette œuvre qui ne manque pas de charme, d’humour et d’émotion. À noter que la bande originale comprend des chansons de Rufus Wainwright et de Jamie Cullum.

L’une des idées fortes développées par le film est qu’il est important d’aller de l’avant, non pas en tournant le dos à son passé, mais en utilisant son vécu et ses expériences antérieures pour envisager l’avenir comme une source de promesses et d’espoir. Le ton est donc voulu optimiste, et les personnages sont naturellement très attachants. L’histoire est une invitation à ne pas perdre courage et elle souligne que chacun peut être accepté comme il est.

Marie-Lorraine Roussel


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