Marie-Christine d’André
Valeur artistique :
Franco Zeffirelli a été un intime de la diva (il l’a mise en scène fréquemment à l’opéra) et cela faisait longtemps qu’il avait envie de porter sa vie à l’écran. Mais il y avait toujours renoncé, l’entreprise lui paraissant risquée. Aussi, lorsque l’idée d’inventer un épisode fictif de sa vie lui est venue, il a compris que c’était le moyen de la faire revivre au cinéma. Il a trouvé en Fanny Ardant l’interprète idéale (elle l’a d’ailleurs déjà jouée dans -Master class-, au théâtre), qui, bien que plus belle que la diva, a su trouver l’émotion, l’exigeance et les attitudes de cette femme blessée. Jeremy Irons est magnifique dans son personnage d’ami, mais il y a trop de longueurs, et la fin n’est guère crédible. Heureusement, il y a la musique et la voix sublime (avant qu’elle ne soit cassée) de la célèbre chanteuse.
Valeur humaine :
C’est un magnifique personnage d’artiste exigeant (et insupportable) qui nous est offert. Le personnage de Larry, homosexuel attiré par les jeunes hommes, est assez gênant, même si Maria Callas lui fait remarquer la terrible vacuité de sa vie sentimentale agitée.