Annie Blosse
Valeur artistique :
Dans ce documentaire, le réalisateur commente lui-même, en voix off, des scènes filmées qui nous font découvrir les vastes étendues de ce pays d’Afrique, mais plus encore les traditions et les coutumes primitives, dont il souligne une résurgence excessive depuis une trentaine d’années.
Valeur humaine :
Le réalisateur dénonce l’indifférence et l’arrogance des nouveaux dirigeants qui ne donnent pas les moyens aux Camerounais d’exploiter les ressources naturelles de leur pays, d’où un accroissement de la misère et un climat de violence dans une société trop inégalitaire. Il constate que, sous le mot « démocratie », il peut y avoir une dictature. Cet état de fait s’aggrave depuis une trentaine d’années. A tous les échelons, les « petits chefs » ont tendance à devenir des tyrans. Est-ce l’imitation du modèle colonial, ou bien plutôt la conséquence de la fin de la présence française, qui maintenait une certaine unité ? Il y a une contradiction entre ce que dénonce l’auteur et qu’il attribue à l’influence coloniale, et ce qui, dans les faits qu’il démontre et dans le temps, se révèle et se développe depuis l’indépendance au Cameroun.