Marie-Christine d’André
Valeur artistique :
On retrouve avec grand plaisir le Jean-Jacques Annaud de -L’ours-, bien éloigné de celui qui revisite l’histoire, de manière le plus souvent caricaturale (-La guerre du feu-, -Le nom de la rose-, etc.). Devant les décors somptueux des temples indochinois, il nous raconte une histoire très émouvante, tout en réalisant un véritable exploit technique. Filmer de si près des tigres, c’est aussi impressionnant que spectaculaire (il lui a fallu pas moins de trente tigres, dont dix-huit bébés) pour réussir ces images superbes.
Valeur humaine :
Le seul reproche que l’on peut faire à cette belle superproduction, c’est l’anthropomorphisme de l’histoire. Mais cela semble inévitable pour ce genre de production. Cet hymne à la protection de la nature et des animaux contient quelques scènes qui peuvent impressionner les tout-petits.