Georges Collar
Valeur artistique :
Pour raconter la vie de Haile Gebreselassie, le réalisateur anglais Leslie Woodhead a choisi la voie la plus simple et la plus didactique : recueillir le témoignage de l’athlète et l’illustrer à l’aide des films documentaires sur les Jeux Olympiques d’Atlanta, auxquels il a ajouté quelques séquences de fiction tournées pour l’occasion.Précisons que dans cette évocation du passé, la mère de Gebreselassie est jouée par sa soeur aînée et que Haile enfant l’est par son neveu.Tout cela permet de visiter quelques coins de l’Afrique, que le film offre en images d’une grande beauté.Ajoutons enfin que l’idée de ce film revient à Terrence Malick, le réalisateur de -la ligne rouge-, qui a voulu s’inspirer du travail de Robert Flaherty dans -Nanouk l’Esquimau-.
Valeur humaine :
A remarquer que -l’endurance- du jeune Haile Gebreselassie est liée à une foi très solide, ce qui permet une visite de la vieille chrétienté d’ Ethiopie.