Valeur artistique :
Woody Allen, qui semble abonné, depuis quelques films, aux comédies légères, n’est pas dans une grande forme. Pourtant, un film mineur du cinéaste vaut mieux que la plupart des réussites des autres cinéastes. Cette satire des milieux du cinéma est hilarante dans sa première partie, patine un peu au milieu et se termine par une pirouette en forme d’hommage acerbe et réjouissant aux critiques français. Certains personnages sont parfaitement croqués, et l’on passe un excellent moment en compagnie de notre hypocondriaque préféré.
Valeur humaine :
Le film baigne dans un climat de licence de moeurs, mais la fin positive vient arranger bien des choses.
Comédie américaine 2002 de Woody Allen avec Woody Allen (Val Waxman), Tea Leoni (Ellie), Treat Williams (Hal Yeager), Mark Rydell (Al Hacks), George Hamilton, Debra Messing, Tiffani Amber Thiessen
Val Waxman est ce que l’on appelle un has been. Il a eu du succès (il a même gagné deux Oscars à Hollywood), mais cela fait belle lurette qu’il n’en a plus. Il ne peut s’en prendre qu’à lui, d’ailleurs, car son mauvais caractère, ses exigences tatillonnes et ses multiples névroses ont eu raison des plus résistants. Aujourd’hui, plus personne ne veut tourner avec lui, et il en est réduit à gagner sa vie en tournant des publicités (même de ces tournages-là, il réussit à se faire virer).Et voilà que son ex-femme, Ellie, qui l’a quitté pour un producteur hollywoodien, veut qu’il mette en scène la dernière production de son amant. Le problème, c’est que Val se retrouve complètement aveugle, le premier jour du tournage... Maladie psychosomatique, s’il en est, mais maladie qu’il est contraint de cacher à tout le monde, de peur de perdre le seul engagement qui peut lui permettre de remonter la pente.