Marie-Christine d’André
Valeur artistique :
Dans cette fable, très réaliste et teintée d’un humour réjouissant, le cinéaste finlandais Aki Kaurismäki porte un regard d’une grande tendresse sur les exclus de la société. Avec beaucoup de pertinence, il décrit leurs conditions de vie précaire, leur économie parallèle, mais aussi leur solidarité. Surtout, à travers son étonnant personnage principal, il montre qu’il n’y a pas déchéance qui ne puisse se surmonter par l’attention aux autres. On rit souvent, on est étonné par cette histoire singulière, et l’on sort euphorique de constater que, même au sein de la plus grande misère, rien n’est jamais perdu.
Valeur humaine :
Le héros est un être rare, qui possède le don de transformer tous ceux qu’il approche. Au contact de ceux qui n’ont rien à offrir que la chaleur de leur amitié, il va se reconstruire une personnalité, tout en aidant ceux qu’il rencontre. Dans cette fable, à résonnance évangélique, l’amour du prochain est au coeur de chacun des personnages (sauf les voyous, bien entendu !). Mais le divorce est banalisé.