Valeur artistique :
En dehors de quelques scènes un peu originales, le tout est filmé d’une façon bien plate. Ce n’est pas un long métrage qui restera dans les annales, d’autant plus que de nombreuses séquences, présentées sous forme de clips vidéo, fatiguent le spectateur. Les dialogues sont vulgaires et creux, à l’image des cinq protagonistes...
Valeur humaine :
Justin Kerrigan a voulu mettre en scène ses aventures avec ses amis le temps d’un week-end, n’hésitant pas à se faire le chantre de la drogue et de cette culture de paumés. L’absence de toute réaction morale en face du comportement hédoniste des protagonistes est le trait marquant de ce film. Selon le dossier de presse, l’alliance entre la musique « techno » et la drogue, après un passage à vide, débouche sur une furieuse envie de vivre. Ce n’est pas notre avis. Bien au contraire, on pleurerait de voir ces jeunes se détruire et ne rien faire de leur existence. Le seul mérite que l’on trouve à « Human Traffic » est qu’il amènera peut-être certains d’entre eux à rejeter ce mode d’existence, en ne voulant pas devenir comme les cinq zombies de ce long métrage. Après avoir vu ce film, qui osera dire que la consommation de drogue n’est pas liée aux « rave parties » et à un certain type de musique ?
Jean-Pierre Marie.