Jane Eyre
Valeur artistique :
Cette nouvelle adaptation du roman célèbre de Charlotte Brontë ne manque pas d’attraits (beaux paysages, beaux décors, excellente interprétation), mais reste décevante. Il lui manque un certain souffle lyrique etdavantage de rigueur dans l’action, qui part dans différentes directions. Pour tout dire, un peu trop de longueurs, malgré le suspense (du moins pour ceux qui ne connaissent pas le roman). Cependant l’atmosphère est bien rendue.
Valeur humaine :
Le révérend Brocklehurst est odieux comme l’est la discipline dans son établissement. Edward fait preuve de légèreté dans son comportement avec Blanche, pour ne rien dire de celui qu’il a avec Jane, alors qu’il est déjà marié. Mais Jane a de la personnalité, et c’est un beau caractère.
Pierre d’André.
Drame anglo-italo-français 1996 de Franco Zeffirelli avec William Hurt (Rochester), Charlotte Gainsbourg (Jane), Joan Plowright (Mrs. Fairfax), Anna Paquin (Jane enfant), Joséphine Serre (Adèle), Judith Parker (Lean), Geraldine Chaplin, Billie Whitelaw, Maria Schneider, Fiona Shaw.
Orpheline à 10 ans, Jane Eyre est placée dans l’orphelinat de Lowood, dirigé par le sévère révérend Brocklehurst. A 20 ans, elle est engagée au château de Thornfield comme gouvernante d’Adèle, une fillette française, dont s’occupe Mrs. Fairfaix. Un jour, elle vient en aide à un cavalier, dont elle apprend qu’il n’est d’autre que Edward Rochester, le maître des lieux. C’est un personnage mystérieux, dont Jane ne tarde pas à s’éprendre, mais on lui fait savoir qu’il est fiancé à Blanche Ingam, une jeune fille de la haute société. Pourtant c’est finalement à Jane que Rochester finira par déclarer son amour. Mais le jour même où il va l’épouser, on apprend qu’il est déjà marié. Seulement, sa femme, enfermée dans les combles, est folle et finira par mettre le feu au château. Elle périra dans l’incendie et Edward, en essayant de la sauver, sera gravement blessé et perdra la vue. Longtemps après, Jane, qui le croyait mort, le retrouvera.