Valeur artistique :
Une excellente comédie, réalisée avec cet esprit, cette délicatesse de touche et cet humour qui caractérisaient l’art de Capra. Des situations fort drôles, des dialogues spirituels et une interprétation pleine de charme.
Valeur humaine :
Une belle panoplie de bons sentiments, avec bien entendu des méchants qui font bien ressortir la bonté de Mr Deeds. La vertu, un instant persécutée, finit par triompher de la bêtise et de l’envie.
Pierre d’André
Comédie (1936) de Franck Capra avec Gary Cooper (Mr Deeds), Jean Arthur (Babe), George Bancroft (Mac Wade), Lionel Stander (Cornelius), Douglas Dumbrille, Walter Catlet.
Longfellow Deeds est un charmant garçon, candide et bienveillant, qui habite une petite ville de province. Un de ses oncles meurt en lui laissant une fortune colossale de 20 millions de dollars. Il va s’installer à New-York, où il est bientôt traqué par toute une meute de profiteurs, qui espèrent bien abuser de sa crédulité. Il fait la connaissance de Babe Bennett, qui se prétend dactylo et au chômage, alors qu’elle est en fait une journaliste délurée, précisément chargée d’une enquête sur Deeds. Les articles mordants et cruellement spirituels qu’elle écrit sur le jeune homme, le ridiculisent, ce qui est d’autant plus grave que les neveux frustrés du défunt engagent un procès pour faire passer Deeds pour fou. Alors Babe prend conscience de ses errements et aussi du fait que ce Longfellow est bien séduisant...