Suzanna Louis
Valeur artistique :
Une des plus savoureuses des comédies britanniques de l’après-guerre. Outre les scènes amusantes et les gags (le seul glou-glou de la machine est une source d’hilarité), le film constitue une excellente satire, à la fois des milieux patronaux et syndicaux. Personnages bien typés. Remarquable interprétation , dominée par Alec Guiness, puissamment épaulé par des comédiens de métier, telle la belle Joan Greenwood, à la voix envoûtante.
Valeur humaine :
Derrière la comédie, il y a une série d’interrogations profondes : A-t-on le droit d’enterrer une invention qui risque de déstabiliser l’équilibre économique d’un pays ? Peut-on l’introduire sans précautions préalables ? Le progrès va-t-il toujours de pair avec une augmentation (généralement momentanée) du chômage ? Quels sont les devoirs des patrons et des salariés face à ce problème etc... Ici encore, on constate qu’un moraliste peut faire œuvre utile en faisant sourire, et souvent plus efficacement qu’en étant sérieux.