L’Empire romain d’Occident va disparaître avec la chute de Rome, en 476 de notre ère. Les Barbares occupent une grande partie de l’Italie. Oreste, encore maître de l’Empire, assiste au couronnement de son fils, Romulus Auguste. Mais il ne tarde pas à être assassiné par le chef de Goths, Odoacre qui fait tuer Oreste et sa femme et envoie Romulus Auguste, prisonnier, à la forteresse de Capri. Un groupe de fidèles de Romulus Auguste, commandé par Aurelius, décident de partir pour le libérer. C’est dans la forteresse de Capri que Romulus Auguste découvre la légendaire épée de César. Une fois libéré, Romulus et ses libérateurs se dirigent vers la Grande-Bretagne ou se trouve la dernière légion fidèle à César, C’est là que prendra forme le début de la légende "arthurienne"...
Le roman historique a l’avantage de mélanger avec désinvolture la réalité et la fiction. Dans ce cas, l’auteur du livre qui inspire le scénario du film, Valerio Manfredi, part d’une série d’événements réels - la capture et l’emprisonnement de Romulus Auguste à Capri - pour inventer tout le reste. Doug Lefler concrétise ainsi un projet dont la première idée vient des producteurs, la famille De Laurentis et Tarak Ben Tamar. Ils ont décidé, peut-être à l’ombre du succès de "Gladiator", de ressusciter le péplum dans un film qui a le parfum un peu rétro des productions des années 1960-1970, mais qui ne manque pas de charme, même dans sa naïveté. Certes on renouvelle un peu le genre, grâce à Aishwarya Rai, une des grandes beautés de Bollywood, qui se charge de multiplier les combats d’arts martiaux, sans oublier les pouvoirs magiques d’Ambrosinus qui font passer par moments le film dans le fantastique. Mais Doug Lefler n’abuse pas des images de synthèse. On sent qu’il préfère toujours le tournage en image réelles Ce film offre un bon exemple de cinéma populaire, avec la dose indispensable de psychologie, pour qu’on s’intéresse aux personnages, et une bonne partie d’action et du spectacle.
Fidèle au genre, ce film est une exaltation du courage et de la loyauté des partisans du jeune empereur, avec une histoire d’amour d’une totale discrétion.
Georges Collar