Valeur artistique :
Le titre -documentaire- donné à ce titre n’est pas à prendre dans son sens habituel.Il semble que l’auteur ait voulu faire une oeuvre plus poétique que didactique.Le s spectateurs risquent d’être découragés par l’extrême lenteur, les longues plages d’écran vide ou noir, le sautillement des images, et des grincements rappelant les tout premiers films d’amateurs.
Valeur humaine :
A souligner la piété filiale de l’auteur qui dédie son ouvrage à sa mère.
Sur l’écran vont se succéder 14 -leçons- sur l’eau, la terre, les orages, la neige, les points cardinaux, l’orientation, etc... avec une brève voix off définissant ces différents éléments géographiques.Après chaque titre apparaît une image parfaitement immobile (par exemple, en ce qui concerne l’eau, une petite rivière écumante sur des rochers, image que le spectateur pourra regarder tout à son aise et en silence pendant plusieurs minutes, avant que la rivière se mette à couler et à émettre un friselis).On voit aussi, longuement, une maison, à l’angle d’une rue où passent de rares voitures, et d’un chemin montant.On voit une génoise sous le toit, ce qui donne à penser qu’on est en Provence.On aura tout loisir aussi d’examiner une chambre d’hôtel, avec un lit défait, qui sera montrée à plusieurs reprises, le lien entre cette vision et les différentes -leçons restant une énigme.Le voile ne sera légèrement levé qu’avec les toutes dernières images permettant de lire l’inscription sur la plaque de marbre qui évoque les amours de Laure de No ves et de Pétrarque(cela situe la séquence à l’entrée de la fontaine de Vaucluse).