Valeur artistique :
Robert Zemeckis non seulement cultive les succès ("A la poursuite du diamant vert", "Retour vers le futur", "Seul au monde"), mais il arrive, au travers de trouvailles techniques, à ouvrir de nouveaux horizons au cinéma ("Qui veut la peau de Roger Rabbit" et "Forrest Gump"). Avec "Le Pôle Express", il ouvre une nouvelle étape dans l’histoire accélérée que connaît l’animation ces dernières années. En adaptant la nouvelle très populaire de Chris Van Allsburg et en s’inspirant de ses illustrations, Zemeckis utilise la nouvelle technologie de "Performance capture", qui utilise des acteurs comme matériau de base par l’ordinateur. Les images provoquent un perpétuel ravissement, même si on peut discuter quelques détails des décors.
Valeur humaine :
Comme il arrive souvent dans les films sur le père Noël, on regrette que le côté religieux de la fête soit escamoté. Les auteurs affirment, cependant, que plusieurs lectures sont possibles, l’une au premier degré pour les enfants, une autre, plus approfondie, pour les adultes. En affirmant que l’histoire s’appuie sur "une symbolique chrétienne", ils indiquent que la foi dont il est question dans les dernières paroles du film est bien la foi religieuse.
Georges Collar.