Valeur artistique :
Produit par l’institut pour le développement intellectuel de jeunes adultes, qu’Ebrahim Foruzesh avait dirigé pendant sept ans, Le petit homme est son troisième long-métrage, après La clé et La jarre. Son film ne cache pas son caractère didactique, justifié par la recherche d’un public d’enfants, qui doivent avoir l’âge du héros, c’est-à-dire entre 10 et 14 ans. Tourné en décors naturels, sans acteurs profesionnels et sur une anecdote dramatique très simple, ce film s’insère parfaitement dans la nouvelle vague du cinéma iranien, même si à la base, il n’y avait de la part de son auteur aucune prétention internationale. C’est la sincérité de l’oeuvre et le jeu, parfois maladroit, des enfants qui fait le charme de ce film aux antipodes de ceux que l’on voit actuellement sur nos écrans.
Valeur humaine :
Une belle et édifiante histoire, qui comme toujours dans le cinéma iranien actuel, montre la dignité des gens simples, en particulier des enfants.
Peinture sociale iranienne (1998) de Ebrahim Foruzesh avec Mohammad Reza Safari, Habibollah Mozaffari, Alijan Lofti, Maryam Kazemi, Maryam Lofti
Dans un petit village du sud de l’Iran, Mohammad, 12 ans, ressent la responsabilité d’un père de famille, puisque son père a dû s’exiler pour chercher du travail. Sa mère travaille dur pour sa famille et elle tient à ce que son fils fréquente l’école. Mohammad n’a rien contre l’école mais il veut aider sa mère. Pour cela il conçoit le projet de cultiver un lopin de terre que son grand-père lui a donné.Le travail dans son potager et le travail à l’école ne font pas bon ménage, ses résultats s’en ressentent et sa mère s’inquiète, mais Mohammad, aidé par son grand-père, poursuit ses efforts.