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Valeur artistique

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carre_jaune Pars vite et reviens tard

Policier français (2007) de Régis Wargnier, avec José Garcia (le commissaire Jean-Baptiste Adamsberg), Marie Gillain (Marie), Lucas Belvaux (Danglard), Olivier Gourmet (Joss le Guern), Nicolas Cazalé (Damas), Linh Dan Pham (Camille), Michel Serrault (Decambrais) (1h55).

Depuis que sa fiancée, Camille, l’a quitté, le commissaire Jean-Baptiste Adamsberg ne cesse de traîner sa peine. Ce n’est pas au commissariat qu’il trouvera de l’apaisement, car l’apparition de mystérieux signaux (des quatre à l’envers) sur la porte de plusieurs appartements parisiens met tout l’établissement en ébullition. Qui plus est, Joss le Guern, chargé de la criée sur la place publique, annonce, depuis quelques temps, d’étranges malédictions. Peu de temps après, un corps noirci est retrouvé, semblant présenté les signes de la peste. Le fléau, qui n’avait plus sévi depuis 1920, semble donc de retour...

Le nouveau film de Regis Wargnier est l’adaptation d’un roman de Fred Vargas, écrivain de polars à succès et chercheuse en archéologie passionnée par le Moyen-Age. Ses romans policiers se caractérisent par la description très fouillée de la psychologie de ses personnages. Son roman « Pars vite et reviens tard » obtint le Prix des libraires en 2002. Le cinéaste a su préserver l’atmosphère mystérieuse du roman qui nous plonge dans une intrigue dont on ne cesse de nous demander où elle va nous mener. Les décors sont bien exploités et servent de cadre à quelques courses poursuites très réussies. Les personnages n’ont pas autant d’épaisseur que dans le roman, mais le jeu très juste des acteurs leur donne un relief particulier. José Garcia est très convaincant. Cet acteur qui s’est fait connaître pour son talent comique, et même farcesque (lorsqu’il jouait les trublions sur Canal+ auprès d’Antoine de Caune) ne cesse de nous étonner dans un registre plus dramatique. Il était déjà épatant dans « Le couperet ». Il incarne ici son personnage avec retenue et de justesse. On peut néanmoins regretter que le sentiment d’angoisse et de panique qu’un fléau comme la peste ne manquerait pas de provoquer n’ait pas été davantage exploré.

La douleur et la rage engendrées par des blessures du passé motiveront la vengeance de certains personnages. Malgré un écart de conduite, le commissaire Adamsberg est resté profondément amoureux de Camille. Une brève scène de nudité et quelques violences.

Marie-Lorraine Roussel


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