Au cours de la Première Guerre mondiale, Lee Duncan, un soldat américain, trouve, lors d’une mission, une chienne et ses deux chiots dans les décombres d’un bâtiment bombardé. Il parvient à garder au régiment l’un des chiots qu’il baptise Rintintin. Bien que très malin, le jeune berger allemand se montre très indiscipliné. S’il veut avoir une chance de le garder, Lee va devoir le dresser. Il demande de l’aide à un prisonnier allemand dont le père était un spécialiste du dressage. Dès lors, Rintintin va s’illustrer à différentes reprises, en portant secours aux soldats, mais aussi lors d’un incendie, puis d’une avalanche. Il vient aussi en aide à un jeune garçon, Jacques, brimé par le cuisinier de la caserne...
Ce film revient sur la véritable histoire de Rintintin, ce chien découvert pendant la guerre par un soldat américain et qui sera utilisé pour localiser les blessés. Rapatrié en Amérique, il connaîtra une grande carrière hollywoodienne (les succès de ses films permirent de sauver de la faillite les studios de la Warner). Ce film est avant tout destiné à un jeune public qui se réjouira devant les nombreuses péripéties pimentant le récit, et s’attachera vite à notre sympathique héros canin. Le public adulte risque de trouver le temps un peu trop long devant une mise en scène assez lourde et des gags pas toujours de très bon goût (qui rencontrent, cependant, un franc succès chez les enfants). On ne retrouve pas vraiment le charme et la poésie de la série télévisuelle. Il n’était pas utile de pousser aussi loin la relation mimétique entre le chien et les humains, et le récit aurait pu davantage se focaliser sur les qualités spécifiques de l’animal.
Les bons sentiments abondent. Rintintin vient toujours secourir les plus faibles. Lee Duncan n’hésite pas à solliciter l’aide d’un prisonnier allemand. Quelques vulgarités.
Marie-Lorraine Roussel